Ce 5 novembre, la Haute-Marne, à l’instar de nombreuses autres régions françaises, fait face à une forte contestation sociale. Salariés, retraités et jeunes expriment leur exaspération face à la vie chère, à la stagnation des salaires et au sacrifice des services publics.
Un climat de tension et une répression dénoncée
Invité sur notre antenne, Franck Monasse, représentant de la Fédération Haute-Marne du Parti Communiste Français (PCF), est revenu sur la gestion gouvernementale de la contestation. Dénonçant l’usage de la force, il rappelle un chiffre marquant : près de 7 000 mineurs interpellés en quelques jours, un record inédit depuis la Seconde Guerre mondiale.
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Priorité à l’ordre plutôt qu’à l’écoute : Pour le PCF 52, le gouvernement privilégie l’ordre et l’envoi de forces de l’ordre plutôt que de répondre aux urgences sociales et aux besoins de la population.
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Le choix du capital : La fédération pointe du doigt les choix d’un pouvoir au service du « grand capital », rappelant que les actionnaires des grandes entreprises françaises ont engrangé 61 milliards d’euros de dividendes au cours du deuxième trimestre.
Un budget 2027 jugé injuste pour le territoire
Le projet de loi de finances pour 2027 suscite de vives inquiétudes avec l’annonce de 54 milliards d’euros d’économies, dont 7 milliards pesant directement sur les collectivités locales, en plus du gel du point d’indice des fonctionnaires. Face aux hausses de prix subies par les ménages — comme l’augmentation du tarif du gaz —, les communistes haut-marnais estiment que la facture doit être payée par les plus riches et les entreprises profitant d’exonérations massives. Le parti rappelle que 211 milliards d’euros d’aides publiques sont distribués chaque année aux entreprises sans contrepartie, et propose de mettre à contribution les superprofits et les revenus financiers.
Les propositions fortes portées par le PCF 52
Pour répondre à la crise, le parti défend des mesures d’urgence :
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Pouvoir d’achat et énergie : Blocage des prix des carburants à 1,60 €/l et des produits de première nécessité, ainsi que la nationalisation de TotalEnergies, d’Engie et d’EDF.
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Revalorisation salariale : Augmentation immédiate des salaires et des pensions, avec un SMIC fixé à 2 200 € brut.
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Jeunesse et éducation : Abrogation de Parcoursup, mise en place d’un plan d’urgence de 10 milliards d’euros pour les lycées (avec un plan jeunesse spécifique pour rénover les bâtiments et recruter massivement des enseignants), et la création de 200 000 emplois publics et industriels.

À travers ces propositions, le PCF 52 entend démontrer que les difficultés actuelles relèvent de choix politiques et budgétaires orientés en faveur du capital plutôt que des services publics et du bien commun.