Organisé le 2 juillet au stade Daniel-Louis de Chaumont, l’événement « Essai, engagement vers l’emploi » a proposé une approche différente du recrutement, en mêlant demandeurs d’emploi, employeurs et organismes de formation autour d’ateliers rugby le matin, avant un temps plus classique de forum et d’échanges l’après-midi. Une journée originale, portée par France Travail, la Mission locale et l’ECAC Rugby, qui a permis de créer du lien, même si certains participants auraient aimé conserver plus longtemps l’esprit détendu des premières heures.
Entretien avec Alice, de TSI (filiale de Tremplin 52) :
Entretien avec Marion Haudiquet, déléguée territoriale Champagne Sud au CNAM :
Témoignage de Cécily, chercheuse d’emploi et participante de la journée :
Entretien avec Didier Henriot, chargé de recrutement des volontaires à l’EPIDE de Langres :
Entretien avec Marine, du centre hospitalier de Chaumont :
Entretien avec Charles, du Service Militaire Volontaire (SMV) :
À Chaumont, le rugby s’est invité au service de l’emploi. Le 2 juillet dernier, le stade Daniel-Louis a accueilli l’opération « Essai, engagement vers l’emploi », un rendez-vous imaginé pour favoriser autrement la rencontre entre recruteurs, organismes de formation et personnes en recherche d’emploi ou d’orientation.
Dans la continuité d’initiatives comme « Volley vers l’emploi », la formule reposait sur une idée simple : sortir du cadre classique du CV et de l’entretien pour permettre une première rencontre plus naturelle, plus directe et plus humaine.
Le sport pour faire tomber les barrières
Toute la matinée, demandeurs d’emploi, employeurs et représentants d’organismes de formation ont ainsi été mélangés sans connaître le rôle exact de chacun. Sur le terrain, personne n’était présenté d’abord comme recruteur ou candidat. L’objectif était de laisser place à la rencontre, au collectif et à l’observation dans un contexte plus spontané.
Pour les organisateurs, ce temps de sport partagé permet d’en apprendre autrement sur les personnes présentes : leur comportement dans un groupe, leur capacité à échanger, à coopérer, à s’adapter. Le rugby, pratiqué ici dans une version accessible et sans contact, servait donc de support à la création de lien social autant qu’à la découverte mutuelle.
Une transition plus classique l’après-midi
À partir de 13h30, le rendez-vous changeait de format. Les identités et fonctions de chacun étaient alors révélées, et le stade accueillait un forum emploi ouvert à tous, avec une vingtaine de professionnels présents jusqu’en fin d’après-midi.
Services publics, intérim, organismes de formation ou encore métiers de l’uniforme étaient représentés. Ce second temps permettait d’aller plus loin dans les échanges, avec des entretiens, des renseignements plus ciblés et la possibilité de prendre des contacts concrets.
Mais pour plusieurs participants, cette bascule entre une matinée fluide et un après-midi plus formel a aussi marqué une rupture.
Une matinée appréciée pour son côté humain
Parmi les jeunes présents, plusieurs ont souligné ce que la matinée avait permis : parler plus facilement, se sentir à l’aise, faire tomber certaines barrières. C’est justement cet aspect qui a semblé marquer les esprits.
Certains ont regretté que cette dynamique ne se prolonge pas davantage dans l’après-midi, où les codes habituels du recrutement sont vite revenus. Le retour à un cadre plus classique, plus institutionnel, a donné à certains le sentiment de perdre une partie de la spontanéité installée au fil des ateliers rugby.
Pour d’autres, la journée a malgré tout permis d’ouvrir des pistes concrètes, qu’il s’agisse d’un emploi, d’une alternance, d’une formation ou d’un stage.
Des premiers contacts, sans promesse immédiate
Côté recruteurs et partenaires, cette journée a surtout été vue comme une façon différente d’entrer en relation avec des profils parfois difficiles à capter dans des formats plus traditionnels. L’objectif n’était pas de promettre une embauche immédiate, mais de créer un premier contact, de susciter un intérêt, puis éventuellement d’aller plus loin dans les semaines qui suivent.
L’opération s’inscrit dans une logique de moyen terme : faire naître une relation de confiance, faciliter les démarches futures et amener certains jeunes ou demandeurs d’emploi à s’engager dans un parcours.
Une belle vitrine aussi pour l’ECAC Rugby
Pour l’ECAC Rugby, partenaire de l’événement, cette journée était aussi l’occasion de mettre en avant sa pratique loisir. Cinq membres du club avaient préparé quatre ateliers d’une demi-heure autour des bases du rugby : passes, positionnement, équipement et découverte générale.
La matinée s’est conclue par une opposition douce entre la cinquantaine de participants. Une manière ludique de terminer cette première phase, tout en donnant de la visibilité au club et à sa volonté de développer sa section loisir. L’ECAC a d’ailleurs tiré un premier bénéfice direct de l’événement, avec la signature de trois licences découverte.
Une formule à faire évoluer
Au final, « Essai, engagement vers l’emploi » a confirmé qu’il existe d’autres façons de faire se rencontrer candidats et recruteurs. Le pari du sport comme déclencheur de contact semble avoir fonctionné, au moins sur le plan relationnel.
Reste peut-être à réfléchir, pour de futures éditions, à la manière de conserver plus longtemps cette atmosphère décontractée et égalitaire qui a visiblement séduit les participants lors de la matinée. Car c’est peut-être là que réside la vraie force de ce type d’événement : permettre à chacun de se montrer autrement, avant que les rôles habituels ne reprennent leur place.