Du 1er au 5 juin 2026, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) organise une semaine de sensibilisation nationale dédiée à l’entrepreneuriat féminin. Dans la région Grand Est, pas moins de 35 rendez-vous et ateliers gratuits sont programmés pour accompagner les porteuses de projet.
À cette occasion, Serge Combro, directeur territorial de l’Adie en Lorraine et Champagne-Ardenne, s’est exprimé au micro d’Active Radio pour faire le point sur la situation des femmes chefs d’entreprise et briser les idées reçues.
Une envie d’entreprendre partagée, mais des freins persistants
Contrairement aux idées reçues, les femmes n’entreprennent pas encore autant que les hommes. Cependant, l’aspiration à devenir son propre chef est tout aussi forte chez elles.
« On aurait aimé dire aujourd’hui que les femmes entreprennent autant que les hommes, mais ce n’est toujours pas le cas. En tout cas, elles en ont tout autant envie », souligne Serge Combro.
Plusieurs obstacles expliquent ce décalage, créant une sorte de « barrière invisible » :
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La recherche d’équilibre : Les femmes restent souvent en première ligne pour la gestion des enfants et de la vie de famille, cherchant à concilier vie privée et vie professionnelle.
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L’autocensure et la prudence : Là où un homme aura tendance à prendre des risques plus rapidement, une femme éprouvera davantage le besoin de sécuriser son projet, de bien le préparer et d’être accompagnée avant de se lancer.
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Le manque de représentations : Les figures entrepreneuriales mises en avant dans les médias restent encore majoritairement masculines.
Les femmes, des gestionnaires plus résilientes ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux de pérennité à 5 ans des micro-entreprises lancées par des femmes s’élève à 45 %, contre 36 % pour les hommes.
Cette réussite s’explique notamment par une préparation plus minutieuse. Les femmes prennent le temps de mesurer les risques, s’entourent mieux et sont plus attentives aux conseils des structures d’accompagnement. Leur approche de la gestion se caractérise par une prise de risque mesurée et réfléchie.
Le programme de l’Adie : Aller au-delà de la simple comptabilité
L’Adie finance chaque année 13 000 femmes en France. Pour cette semaine spéciale, l’association propose un accompagnement global à travers des programmes comme « C’est moi la boss ». Au-delà des aspects techniques (gestion de projet, comptabilité), ces ateliers gratuits visent à :
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Partager des témoignages de femmes ayant franchi le cap pour inspirer et conseiller sur l’organisation quotidienne.
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Créer une dynamique de groupe et du lien entre porteuses de projet pour briser l’isolement.
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Développer un réseau professionnel, un facteur clé pour la viabilité future de l’entreprise.
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Renforcer la confiance en soi grâce à la force du collectif.
Des rendez-vous partout dans la région
Parmi les 35 événements prévus en Grand Est, plusieurs actions phares sont à noter :
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Dans la Haute-Marne : Une action d’envergure regroupant les différents acteurs de la création d’entreprise (conseils, exemples de réussite, ateliers bien-être).
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Dans l’Aube : Des ateliers spécifiques (notamment le mardi 2 juin) pour favoriser le lancement et le développement de réseau.
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Un guichet unique : De nombreux partenaires, tels que France Travail, Germinal, la Chambre de Commerce et la Chambre des Métiers, s’associent à l’Adie pour proposer une orientation complète.

“Osez vous lancer !”
Le message de Serge Combro pour conclure est clair et encourageant :
« Il faut se donner les moyens de réussir son projet, il ne faut pas se mettre des freins. Des structures existent, notamment l’Adie. Nous sommes là pour apporter notre conseil, notre aide […] quels que soient le niveau d’études ou les capitaux de démarrage. »
Pour retrouver l’intégralité des forums et ateliers gratuits près de chez vous, rendez-vous directement sur le site internet : adie.org.