Le collectif Une énergie nouvelle pour Chaumont Brottes poursuit la présentation de ses propositions en vue des municipales 2026. Après la sécurité, le groupe porté par Antoine Desfretier s’attaque cette fois à une question souvent négligée : la place des adolescents dans la vie de la commune. Entre portes ouvertes, accompagnement vers la vie d’adulte et participation directe aux projets municipaux, le mouvement veut reconnaître les 13-18 ans comme de véritables habitants à part entière.
Entretien avec Antoine Desfretier :
À Chaumont, près d’un habitant sur cinq a entre 15 et 29 ans, une proportion supérieure à la moyenne nationale. Pourtant, les dispositifs municipaux s’adressent principalement aux plus jeunes via le conseil municipal des enfants, ou aux étudiants via des actions ponctuelles. Pour Une énergie nouvelle, le constat est clair : les adolescents des collèges et lycées restent les grands oubliés des politiques locales.
La première mesure proposée consiste à organiser, chaque mois de septembre, un mercredi portes ouvertes spécialement pensé pour les 13-18 ans. Les Silos, la MJC, le Signe ou encore d’autres lieux soutenus par la ville pourraient accueillir les jeunes et présenter leurs activités de manière plus accessible, en complément du classique forum des associations. L’objectif : donner des repères, créer des liens et offrir des espaces où les adolescents savent qu’ils sont attendus.
La seconde action vise les 16-18 ans, avec la création d’une journée dédiée que le collectif imagine comme un “city date”. Ce rendez-vous permettrait aux jeunes – seuls ou accompagnés de leurs parents – de rencontrer directement les structures qui peuvent les accompagner : aides au permis, formation BAFA, service civique, SNU, dispositifs d’insertion ou encore solutions de transport. La ville pourrait s’appuyer sur le recensement des jeunes de 16 ans pour les inviter personnellement. Un livret “Pass 16 ans”, regroupant droits, devoirs et informations pratiques de la vie quotidienne, serait remis lors de cette journée.
Le mouvement souhaite également encourager l’engagement bénévole, notamment dans le cadre du parcours citoyen demandé dans Parcoursup. Associations et institutions volontaires pourraient proposer des missions adaptées. Les attestations seraient ensuite remises en mairie lors d’une cérémonie, en valorisant le parcours de chaque jeune.
Enfin, Une énergie nouvelle propose de créer une commission municipale des jeunes. Contrairement à un conseil classique, ce dispositif serait souple, ouvert à des groupes de jeunes volontaires autour de projets concrets répondant aux compétences municipales. Une partie du budget participatif servirait à financer ces projets, et les adolescents seraient encouragés à rechercher d’autres partenaires pour compléter les financements. Le collectif imagine cette commission en lien avec des structures comme la MJC ou la Ligue de l’enseignement.
Pour Antoine Desfretier, rendre les jeunes acteurs de la ville, c’est avant tout leur offrir la possibilité d’être écoutés, impliqués et valorisés. Une façon, dit-il, de renforcer leur ancrage local, de favoriser leur émancipation et de construire des projets qui bénéficient à toute la communauté.