Deux ans après le lancement du Pacte pour les Ruralités, le président de la Région Grand Est, Franck Leroy, a consacré une journée entière à la Haute-Marne ce mardi 14 avril. De l’Autreville-sur-la-Renne à Chalindrey, en passant par Châteauvillain et Dinteville, ce déplacement avait pour objectif de montrer concrètement les projets soutenus dans les territoires ruraux.
Entretien depuis Autreville-sur-la-Renne avec Franck Leroy, président de la Région Grand Est :
Pour marquer les deux ans du Pacte pour les Ruralités, la Région Grand Est a choisi de revenir au terrain. Et c’est en Haute-Marne que Franck Leroy, son président, a effectué ce mardi 14 avril une journée de visites consacrée à plusieurs projets accompagnés par ce dispositif. Au programme : patrimoine, services de proximité, dynamisation locale et soutien à l’activité économique.
Si le déplacement est aussi passé par Châteauvillain, Dinteville et Chalindrey, c’est à Autreville-sur-la-Renne qu’il a débuté, avec une séquence particulièrement représentative de l’esprit du Pacte : accompagner des réalisations très concrètes dans les petites communes.
À Autreville-sur-la-Renne, patrimoine et services du quotidien
Dans cette commune, plusieurs opérations soutenues ont été mises en avant. Il a notamment été question de la réfection du toit d’un des lavoirs, mais aussi de travaux concernant le toit de l’église et la salle de restauration scolaire installée dans un ancien atelier. Autant de projets qui touchent directement au cadre de vie, au patrimoine communal et aux équipements du quotidien.
Cette étape haut-marnaise illustre bien la logique défendue par la Région : intervenir sur des projets de proximité qui, sans être spectaculaires à grande échelle, ont un impact immédiat dans la vie locale. À Autreville-sur-la-Renne, il s’agit à la fois de préserver des éléments du patrimoine bâti et d’améliorer des équipements utiles aux habitants.
Un déplacement pour montrer la diversité des projets aidés
Au fil de la journée, Franck Leroy s’est aussi rendu à Châteauvillain pour découvrir le tiers-lieu Simone, à Dinteville pour la rénovation de la mairie, puis à Chalindrey pour les travaux du bar-restaurant Ô p’tit Goret.
À travers cette tournée haut-marnaise, la Région a voulu mettre en avant la diversité des projets rendus possibles par le Pacte pour les Ruralités : restauration du patrimoine, maintien de services de proximité, redynamisation économique ou encore nouveaux lieux de vie dans les communes rurales.
Deux ans de Pacte pour les Ruralités
Lancé en avril 2024, ce Pacte pour les Ruralités entend répondre aux enjeux spécifiques des territoires les moins denses, dans une région où la grande majorité des communes compte moins de 1 500 habitants. À l’échelle du Grand Est, la majorité régionale met en avant plus de 5 600 projets soutenus et 500 millions d’euros engagés sur une enveloppe globale de 800 millions d’euros.
En Haute-Marne, 378 dossiers ont été accompagnés en deux ans, dont 72 au titre du « Coup de pouce rural », pour un montant total de 7,4 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 6,4 millions d’euros de fonds européens.
Un bilan salué, mais aussi discuté
Si la majorité régionale défend un dispositif utile et concret, le Pacte pour les Ruralités ne fait pas l’unanimité. Lors de la dernière séance plénière du Conseil régional, certains élus d’opposition ont dénoncé un affichage politique reposant en partie sur des moyens déjà existants, ainsi qu’une complexité parfois jugée excessive dans le montage des dossiers.
Le dispositif phare du « Coup de pouce rural », lui, semble néanmoins recueillir un écho plus favorable, tant il permet d’intervenir sur des projets très ancrés dans la vie quotidienne des communes.
Une illustration très locale d’un dispositif régional
Avec cette journée 100 % haut-marnaise, Franck Leroy a en tout cas choisi de donner une traduction concrète aux chiffres avancés par la Région. En privilégiant des étapes comme Autreville-sur-la-Renne, le président du Grand Est a aussi mis en lumière des projets modestes par leur taille, mais essentiels pour les communes concernées.
Au-delà du bilan politique, c’est bien cette idée qui ressort de ce déplacement : dans les territoires ruraux, l’attractivité passe aussi par la capacité à restaurer un lavoir, maintenir un service, rénover une mairie ou soutenir un commerce de proximité.
Le déplacement de Franck Leroy à Autreville-sur-la-Renne en images :