Les 6 et 7 novembre prochains se tiendra la grande collecte nationale de la Banque Alimentaire. Dans les départements de la Haute-Marne, de la Meuse et du Sud-Marne, ce rendez-vous solidaire est plus que jamais vital pour répondre à l’urgence sociale et soutenir les populations locales fragilisées.
Pour faire le point sur cette mobilisation d’envergure, Gilles Duhalde, chargé de communication pour la Banque Alimentaire Champagne-Sud et Meuse, est notre invité
Un calendrier avancé et une logistique sous tension
Cette année, la date de la collecte nationale a été fixée un peu plus tôt que d’habitude, avancée d’environ deux à trois semaines par la fédération nationale. Une décision prise après concertation avec l’ensemble des banques alimentaires afin d’éviter les télescopages calendaires avec d’autres grands événements de fin d’année, tels que le Black Friday ou les festivités de décembre.
Derrière cet événement se cache un travail de préparation intense. Il s’inscrit dans la continuité d’un calendrier déjà bien chargé, marqué notamment par la journée « banque éphémère » et la journée anti-gaspillage menée à la mi-octobre.
Une forte mobilisation humaine sur le terrain
Pour faire vivre cette collecte dans un réseau d’une trentaine de magasins partenaires répartis sur le territoire, ce sont entre 300 et 350 bénévoles qui sont attendus sur le pont durant ces deux jours.
Si les fidèles « gilets oranges » de la Banque Alimentaire formeront le cœur de ce dispositif, l’élan de solidarité s’appuie également sur la participation d’associations partenaires, à l’image de la Croix-Rouge, Les jeunes d’Unis Cité, les jeunes volontaires de la mission locale… Chacune arbore ses propres couleurs pour accueillir, renseigner et sensibiliser les clients des supermarchés.
Quels sont les besoins prioritaires ?
Face à l’inflation et aux difficultés économiques persistantes, les besoins des bénéficiaires demeurent immenses. L’appel aux dons cible en priorité des produits dotés d’une longue date de durabilité minimale, indispensables pour alimenter les stocks et assurer les distributions tout au long de l’année :
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Les produits secs : lentilles, pâtes, riz, etc.
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Les produits de première nécessité et d’épicerie : huile, sucre, etc.
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Les conserves et plats préparés : cassoulets, choucroutes, conserves de légumes ou de poissons, sans oublier les produits « plaisir » comme le chocolat, toujours très appréciés.
Personne n’est à l’abri de la précarité
Comme le rappelle Gilles Duhalde, la précarité touche aujourd’hui des profils extrêmement variés. Au-delà des personnes en situation d’exclusion ou de chômage, ce sont de plus en plus de familles, de jeunes, d’étudiants, mais aussi de retraités aux revenus modestes qui peinent à joindre les deux bouts.
L’envolée des factures d’énergie et des coûts de chauffage pèse lourdement sur le budget des foyers, rognant la part consacrée à l’alimentation. Pour donner un ordre d’idée de l’ampleur de la tâche, l’antenne a distribué l’an passé 685 tonnes de nourriture, venant en aide à 6 431 personnes à travers ses 50 associations partenaires en Haute-Marne, Meuse et Sud-Marne.

Un appel à la générosité des auditeurs
Alors que les besoins augmentent tandis que le volume des dons a tendance à s’essouffler en raison des difficultés économiques générales, chaque geste compte.
« Il n’est de solidarité que personnelle, il n’est de partage que volontaire ! »
Les 6 et 7 novembre, ouvrez l’œil dans vos supermarchés de Haute-Marne et de la Meuse. Repérez les bénévoles, faites un geste solidaire en glissant un ou plusieurs produits dans les caddies de la Banque Alimentaire, et contribuez à faire vivre la solidarité près de chez vous.