Une nouvelle étape du vaste chantier de rénovation de la basilique Saint-Jean-Baptiste est en cours à Chaumont. Après les premiers travaux d’urgence et de sécurisation, cette phase 2 se concentre sur l’assainissement de l’édifice, la gestion des eaux pluviales, mais aussi l’amélioration de ses abords et de son accessibilité.
Entretien avec Antoine Desfretier, maire de Chaumont :
Entretien avec Anthony Koenig, directeur de la mission Cœur de Ville :
Le chantier de restauration de la basilique Saint-Jean-Baptiste poursuit sa progression à Chaumont. Engagé depuis 2021, ce programme de rénovation entre désormais dans une deuxième phase, plus visible pour le public, avec l’installation des échafaudages autour de l’édifice emblématique du Vieux Chaumont.
Après une première étape consacrée aux travaux d’urgence sanitaire et à la mise en sécurité incendie, l’intervention actuelle porte principalement sur l’assainissement du monument et la gestion des eaux pluviales. L’objectif est de mieux protéger les façades en limitant les infiltrations d’eau, grâce notamment à la mise en place d’un drain tout autour de la basilique.
Protéger l’édifice et préserver son environnement
Cette nouvelle phase implique des tranchées aux abords du bâtiment. Elles permettront de reprendre les sols, mais aussi de déposer puis de réemployer les anciens pavés présents autour du site. Une manière de concilier les exigences techniques du chantier avec le respect de l’identité patrimoniale du centre ancien de Chaumont.
L’opération ne se limite pas à la seule protection de l’édifice. Elle comprend aussi une amélioration des espaces extérieurs ainsi qu’un volet consacré à l’accessibilité, afin de faciliter l’accès à la basilique pour les personnes à mobilité réduite.
Une phase 2 plus importante financièrement
Cette deuxième étape marque aussi une montée en puissance du chantier sur le plan budgétaire. Son coût est estimé à 1,5 million d’euros, soit environ le double de la première phase.
Le financement repose sur plusieurs ressources. L’État prend en charge un quart du budget, tandis que le mécénat d’entreprises et de particuliers, mobilisé avec l’appui de la Fondation du patrimoine, vient aussi soutenir l’opération.
Une troisième étape déjà envisagée
La suite du programme est déjà dessinée. Une troisième phase doit intervenir après le prochain Grand Pardon. Elle concernera cette fois la toiture, les façades, les vitraux et les fresques de la basilique.
Le calendrier précis dépendra toutefois des capacités budgétaires de la Ville, qui devra établir le phasage des futurs travaux en fonction des moyens mobilisables.
Un chantier vu comme un levier d’attractivité
À Chaumont, la restauration de la basilique dépasse la seule conservation d’un monument. L’édifice est aussi perçu comme un élément fort de l’attractivité du centre historique et du tourisme local.
Cette nouvelle phase de travaux s’inscrit donc dans une logique patrimoniale, mais aussi urbaine et touristique, dans une ville qui entend continuer à valoriser son cœur ancien autour de l’un de ses monuments les plus emblématiques.