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Chaumont

Les précisions de Nicolas Lacroix sur le plan d’abattage d’arbres

today16/02/2024 176

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Dans un communiqué de presse du 8 février 2024, le Département de la Haute-Marne a annoncé le lancement d’un plan d’abattage des arbres malades et dangereux au bord de ses routes départementales. Depuis une semaine maintenant, cette décision a fait grand bruit, autant sur le plan local que national, et autant par le biais de réactions d’associations environnementales ou de personnes engagées que dans les médias (également locaux et nationaux). Pour rendre les choses plus claires, Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental, a organisé une conférence de presse ce vendredi matin 16 février. Zoom.

Entretien avec Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de la Haute-Marne, par Hugo Thomas :

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    Les précisions de Nicolas Lacroix sur le plan d’abattage d’arbres chaumont

 

Recontextualisation

Pour débuter, il faut bien dissocier les routes départementales et les routes nationales, ces dernières étant gérées par l’Etat. Le Département est acteur public majeur de la mobilité en Haute-Marne. Il exploite, entretient et modernise un réseau constitué de près de 4 000 kilomètres de routes. Le Département dispose pour cela de 16 centres d’exploitation répartis en 4 pôles techniques (Chaumont, Joinville, Montigny-le-Roi et Langres). Dans le cadre de ses missions, le Département dispose d’une responsabilité en matière de sécurité routière et a fait de la sécurité pour les usagers de la route une priorité.

Après les différents évènements et les différentes réactions depuis l’annonce de ce plan d’abattage massif d’arbres bordant le réseau routier départemental il y a une semaine, Nicolas Lacroix a assuré dès le début de la conférence de presse ne pas reculer et revenir sur sa décision, “ce n’est pas ma [sa] marque de fabrique”, disait-il. En poursuivant, il reconnaît que “pour certains, il y avait peut-être une forme de violence [dans son annonce], mais j’ [il] ai juste pris le même ton que celui que la sécurité routière prend dans ses campagnes de prévention”. Autrement dit, avec un ton choquant, certes, mais qui marque les esprits.

 

4 000 arbres ne seront pas abattus

C’était sans doute la chose la moins claire mais la plus importante, et qui a suscitée beaucoup de débat, que ces 4 000 arbres, dont la majorité a pensé qu’ils seraient abattus. En réalité, moins de 800 arbres (735 très exactement) sont concernés, sachant que les arbres qui ont été étudiés sont exclusivement ceux correspondant aux portions de routes départementales dont la vitesse maximum est limitée à 90 km/h. En effet, une première phase menée par les services du Conseil départemental entre le 8 janvier et le 15 février 2024 a consisté, sur les routes concernées par le plan donc, à recenser les arbres situés en “zone de récupération” (à moins de 2 mètres de la chaussée).

Ces arbres sont aux yeux des règles de sécurité routières considérés comme des obstacles susceptibles d’aggraver en cas de heurt les conséquences d’une sortie accidentelle d’un véhicule de la chaussée, au même titre que d’autres obstacles (têtes d’aqueduc, poteaux, murets,…). Le recensement lancé et mené par les équipes du Conseil départemental dans le cadre de cette première phase indique comme dit plus haut que 735 d’entre eux sont des “obstacles situés en zone de récupération”, soit à moins de 2 mètres de la route. “Les équipes ont fait un comptage très précis, arbre par arbre, sur les routes à 90, mais ce n’est pas pour ça que tous les arbres vont être coupés”, souligne le président Lacroix.

Mais Nicolas Lacroix ajoute que cela fait des années que ce fonctionnement est ainsi, que ce sont des pratiques adoptées depuis longtemps, selon le code de l’environnement. On serait aussi tenté de se poser la question de pourquoi la situation s’accélère particulièrement en ce moment. C’est simplement que le réchauffement climatique attaque beaucoup les arbres, surtout les frênes ou encore les hêtres sur le territoire. Sur les 250 hectares de forêts haut-marnaises, des diagnostics sanitaires et mécaniques sont souvent réalisés par l’ONF, d’où la remarque du président en fonction de l’état de santé chaotique de certains arbres, que l’on essaie de prolonger un peu : “parfois c’est ridicule, sur certains arbres on les taille et il ne reste que le tronc et des bouts de branches alors qu’il est déjà quasiment mort”.

Durant cette semaine où beaucoup de personnes se sont exprimées, Nicolas Lacroix se plaint de discours manquant de sérieux par rapport à l’enjeu et de réponses très peu sérieuses à son encontre, comme lorsqu’on lui a rétorqué concernant les petites routes “qu’il suffit d’élargir les routes”, ce à quoi il répond “oui, mais comment élargir une route quand il y a un arbre ?” Avant d’avancer qu’il n’y a pas un cas identique à chaque arbre au bord de route.

 

Le rôle de l’Etat critiqué et courrier envoyé par Christophe Béchu, ministre de la transition écologique

Le président du Département a aussi évoqué l’Etat et “une chose qu’on ne voit pas” pour le citer, c’est la surexploitation des forêts domaniales haut-marnaises qui, certes sont malades avec comme précisé précédemment entre autres les frênes et les hêtres dû au réchauffement climatique, mais “là, c’est bien l’Etat qui coupe les arbres”. Avec en plus précise-t-il, des engins toujours plus lourds, qui tassent le sol pour des décennies et où les arbres ne peuvent plus pousser pendant très longtemps.

Parallèlement, ce jeudi 15 février, Nicolas Lacroix a reçu un courrier de la part du ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, dans lequel celui-ci rappelait au président du Département le code de l’environnement, autrement dit du contrôle de légalité. Ce qui, et cela aurait été suffisant selon Nicolas Lacroix, aurait pu être fait par la préfète de la Haute-Marne directement, plutôt que d’un ministre s’adressant directement ainsi à un président de Département. En un autre terme plus simple, Nicolas Lacroix n’a pas vraiment apprécié ce courrier du ministre.

En revanche, il compte l’inviter à venir sur le territoire et lui faire découvrir la situation des arbres au bord des routes ainsi qu’évidemment l’état du “massacre”, pour reprendre le terme du président, des forêts domaniales haut-marnaises, causées par l’Etat via l’ONF. Pour citer une dernière fois le président Lacroix là-dessus : “si les ministres commencent à faire des rappels à la loi, on se demande à quoi servent les préfets dans les départements”.

 

Nicolas Lacroix (au centre) lors de la conférence de presse ce vendredi matin

 

Manifestation ce matin devant l’Hôtel du Département, en présence des forces de l’ordre

Hugo THOMAS

Écrit par: chaumont

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