Comme chaque mois nous parlons mobilité avec Mobilité Club France et pour ce début d’année nous parlons des évolutions pour cette nouvelle année.
Yves Carra, porte-parole de Mobilité-Club-France nous parle des évolutions au micro
ZFE (Zones à Faibles Émissions) : évolution pour 2025, qui impacte de nombreux automobilistes car la loi Climat et Résilience rend obligatoire la mise en place de ZFE dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants qui dépassent régulièrement les seuils de pollution atmosphérique. Cela concerne une quarantaine d’agglomérations en France métropolitaine.
Un impact important avec des renforcements et restrictions :
Exemples de restrictions en 2025 pour Paris, Lyon, Grenoble et Montpellier où il est question d’interdire les véhicules Crit’Air 3.
-Crit’Air 3 concernés : Un changement majeur en 2025 est l’interdiction progressive des véhicules Crit’Air 3 dans plusieurs ZFE, notamment dans les “territoires ZFE” (zones avec des dépassements réguliers des normes de qualité de l’air) comme Paris, Lyon et Grenoble, ainsi que dans d’autres agglomérations.
-Calendrier progressif : L’interdiction des véhicules les plus polluants se fait de manière progressive. Après les Crit’Air 5, puis les Crit’Air 4, c’est au tour des Crit’Air 3 d’être concernés dans certaines zones.
-Vers le Crit’Air 2 : L’objectif à terme est de limiter la circulation aux véhicules Crit’Air 0, 1 et 2 dans la plupart des ZFE.
*Vignette Crit’Air : Il est indispensable de posséder la vignette Crit’Air correspondant à son véhicule pour circuler dans les ZFE. A noter que des dérogations peuvent exister pour certains types de véhicules (véhicules de collection, véhicules d’intérêt général, etc.).
Réduction du bonus écologique : le bonus écologique pour l’achat de véhicules peu polluants connaît une réduction en 2025. Cette baisse s’inscrit dans une volonté de maîtriser les dépenses publiques et d’orienter les aides vers les ménages les plus modestes, le montant de l’aide varie en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) par part, plus les revenus sont élevés, plus le bonus est faible.
RFR inférieur ou égal à 16 300 € : 4 000 € (contre 7 000 € jusqu’à fin 2024)
RFR compris entre 16 301 € et 26 200 € : 3 000 € (contre 4 000 € jusqu’à fin 2024)
RFR supérieur à 26 200 € : 2 000 € (contre 4 000 € jusqu’à fin 2024)
Autres changements importants :
–Véhicules d’occasion : Le bonus pour l’achat de véhicules électriques d’occasion est supprimé.
Utilitaires légers : Les bonus pour les utilitaires légers électriques ou hydrogène neufs sont également supprimés.
–Deux-roues, trois-roues et quadricycles électriques : Les bonus pour ces types de véhicules sont également supprimés.
–Conditions d’éligibilité : Les conditions d’éligibilité restent globalement les mêmes : le véhicule doit être neuf, électrique ou hydrogène, et son prix d’achat doit être inférieur à 47 000 € (et peser moins de 2,4 tonnes).
Donc ! Si vous envisagez d’acheter un véhicule électrique, il est important de tenir compte de ces changements et de vous renseigner sur les aides disponibles en fonction de votre situation.
Retour du “Leasing Social” : le leasing social pour les voitures électriques, lancé en 2024, devrait faire son retour en 2025 avec quelques ajustements. Ce dispositif, qui permet aux ménages les plus modestes d’accéder à la location longue durée (LLD) de véhicules électriques à des prix abordables, a connu un certain succès et le gouvernement a confirmé sa reconduction. Ayant pour objectif de démocratiser l’accès aux véhicules électriques visant à rendre la mobilité électrique accessible aux ménages aux revenus modestes mais également accélérer la transition écologique et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air.
Principales évolutions :
–Budget : L’enveloppe budgétaire allouée au dispositif pourrait être réduite, ce qui pourrait impacter le nombre de véhicules disponibles et/ou les loyers.
–Loyer : Comme mentionné précédemment, le loyer pourrait être ajusté à la hausse.
–Conditions d’éligibilité : Les critères d’éligibilité pourraient être précisés ou modifiés.
Date de lancement : Le dispositif devrait être relancé au cours du second semestre 2025.
Augmentation du prix de la carte grise en France est une réalité en 2025 :
L’augmentation du prix de la carte grise en France est une réalité en 2025, avec des variations selon les régions. Cette hausse est principalement due à l’augmentation de la taxe régionale, qui est l’une des composantes du coût total de la carte grise. Mais la taxe régionale ? Qu’est ce que c’est ? La taxe régionale est fixée par chaque Conseil régional et son montant est exprimé en euros par cheval fiscal (CV). Le nombre de chevaux fiscaux d’un véhicule est calculé en fonction de sa puissance et de ses émissions de CO2. Plus un véhicule est puissant et émet de CO2, plus son nombre de chevaux fiscaux est élevé, et donc plus le coût de la taxe régionale est important, le Grand-Est n’est pas épargné puisque cette région subit une hausse de 25% en passant de 48 € à 60 €
Mais pourquoi cette augmentation dans le Grand Est ?
-Besoin de financement : Les régions ont besoin de ressources pour financer leurs politiques, notamment en matière de transports, d’infrastructures et d’environnement.
-Harmonisation des tarifs : Avec cette augmentation, le Grand Est rejoint d’autres régions qui ont déjà adopté le tarif maximal de 60 € par cheval fiscal, comme la Bretagne et la Normandie.
Changements importants concernant la recharge des voitures électriques :
Principe : Initialement, il était prévu que la recharge gratuite des véhicules électriques en entreprise soit considérée comme un avantage en nature dès le 1er janvier 2025, entraînant des cotisations sociales pour l’employeur et un avantage imposable pour le salarié.
Nuance importante : Finalement, la règle de la gratuité est maintenue pour 2025. Un arrêté doit être publié courant janvier pour confirmer cela. Il est donc crucial de rester informé des publications officielles. En résumé, pour le moment, la recharge en entreprise reste gratuite en 2025.
Déploiement des radars anti-bruit dans les grandes villes françaises :
Le déploiement des radars anti-bruit dans les grandes villes françaises est une mesure qui vise à lutter contre les nuisances sonores causées par les véhicules motorisés. Ces dispositifs sont destinés à sanctionner les véhicules dont le niveau sonore dépasse les seuils autorisés, l’objectif étant de lutter contre les nuisances sonores : Réduire la pollution sonore en milieu urbain, qui a des effets néfastes sur la santé et la qualité de vie des habitants. Pour les véhicules dont le niveau sonore est anormalement élevé, tels que les deux-roues débridés ou les voitures avec des systèmes d’échappement modifiés.
Fonctionnement des radars anti-bruit :
–Capteurs acoustiques : Les radars anti-bruit sont équipés de plusieurs microphones qui mesurent le niveau sonore des véhicules en temps réel.
–Caméras : Des caméras permettent d’identifier et d’enregistrer les véhicules en infraction.
–Seuils de tolérance : Des seuils de décibels sont définis en fonction du type de véhicule. Lorsqu’un véhicule dépasse ce seuil, le radar enregistre l’infraction.
–Homologation : Les radars anti-bruit doivent être homologués par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) pour pouvoir être utilisés.
Plusieurs villes ont participé aux phases d’expérimentation et sont donc les plus susceptibles d’avoir des radars anti-bruit opérationnels ou en phase de déploiement avancé en 2025 :
- Paris : La capitale a été l’une des premières à expérimenter les radars sonores, notamment dans les 17e et 20e arrondissements. Il est probable que le déploiement se poursuive dans d’autres zones de la ville.
- Toulouse : Toulouse fait également partie des villes pionnières dans l’expérimentation des radars anti-bruit.
- Nice : Nice a aussi participé aux tests et pourrait donc être une des premières villes à déployer des radars anti-bruit de manière plus large.
- Autres villes : Bron, Rueil-Malmaison et Villeneuve-le-Roi, ainsi que la communauté de communes de la vallée de Chevreuse, ont également participé aux expérimentations. Il est donc possible d’y trouver des dispositifs.
A noter que pour l’instant il n’existe pas de carte officielle recensant l’emplacement exact des radars anti-bruit en France. Les informations les plus précises proviennent des annonces des municipalités concernées.

Bonnes nouvelles et/ou mauvaises nouvelles pour 2025, n’hésitez pas à réagir pour nous dire ce que vous en pensez !
Lucienne STALLA