Une année 2025 marquée par l’impasse budgétaire
Pour Christophe Bentz, l’année 2025 restera d’abord marquée par l’interminable séquence budgétaire à l’Assemblée nationale. Le député évoque une période « très compliquée », dans un contexte institutionnel qu’il juge particulièrement instable depuis les élections législatives de 2024.
Sans majorité claire, le gouvernement a selon lui peiné à construire des compromis durables, aussi bien sur le budget de l’État que sur celui de la Sécurité sociale. Le parlementaire décrit une Assemblée fragmentée, où les débats se sont prolongés pendant des mois sans qu’un accord politique solide puisse émerger sur le budget de l’État. « C’était infini », résume-t-il, en rappelant qu’il a fallu passer par une loi spéciale en décembre avant d’examiner à nouveau le budget.
À ses yeux, cette situation risque de perdurer tant qu’une nouvelle élection législative ne permettra pas de dégager une majorité plus nette.
Pouvoir d’achat : une inquiétude forte en Haute-Marne
Sur le plan local, Christophe Bentz estime que la Haute-Marne continue de subir des difficultés qui reflètent, selon lui, des problématiques nationales, à commencer par le pouvoir d’achat. Il décrit un territoire de travailleurs, mais où beaucoup de foyers peinent à boucler les fins de mois.
L’inflation et la hausse du coût de la vie restent, selon lui, des préoccupations quotidiennes très concrètes pour de nombreux haut-marnais. À travers ses déplacements sur le terrain, il dit entendre régulièrement cette même réalité : celle de familles qui doivent arbitrer de plus en plus durement leurs dépenses.
Santé : le député maintient son combat sur l’hôpital
Autre dossier qu’il place au tout premier rang : la santé, et plus particulièrement la restructuration de l’offre de soins dans le centre et le sud du département. Depuis plusieurs années, le député défend une autre organisation que celle portée par l’Agence régionale de santé.
Il continue de soutenir l’idée d’un plateau technique chirurgical médian, situé entre Chaumont et Langres, à Rolampont, avec une répartition des services entre plusieurs sites du territoire. Alors que le chantier hospitalier est désormais lancé, Christophe Bentz refuse de considérer le dossier comme définitivement clos.
Il estime qu’un changement politique, à la fois au niveau local et national, pourrait encore permettre de modifier profondément le projet. Selon lui, les décisions prises jusqu’ici l’ont été contre l’avis d’une grande partie des usagers, de nombreux élus locaux et des professionnels de santé eux-mêmes.
Prix de l’énergie : l’État appelé à agir
L’actualité internationale et ses conséquences sur le prix des carburants figurent également parmi ses préoccupations du moment. Face à la hausse des prix de l’énergie, le député considère que l’État doit intervenir davantage pour protéger le pouvoir d’achat des Français.
Il élargit d’ailleurs le sujet au-delà du seul carburant, en pointant aussi le coût de l’électricité et du gaz. Christophe Bentz plaide notamment pour une sortie du système européen de fixation du prix de l’électricité, afin que la France puisse reprendre la main sur ce levier.
Pour lui, la question énergétique est devenue centrale dans le quotidien des ménages, au même titre que l’alimentation ou l’accès aux soins.
Fin de vie : un engagement fort sur les débats à venir
Enfin, parmi les grands textes qu’il suivra avec attention en 2026, le député cite les débats autour de la fin de vie. Il dit soutenir le texte consacré aux soins palliatifs, qu’il considère comme une priorité, notamment dans un département comme la Haute-Marne où l’accès à ces soins reste insuffisant.
En revanche, il s’oppose fermement à la proposition de loi sur l’aide à mourir, qu’il assimile à une forme de suicide assisté. Christophe Bentz annonce d’ailleurs être particulièrement engagé sur ce dossier, en tant qu’orateur de son groupe politique à l’Assemblée.
Entre débats nationaux et enjeux haut-marnais, le député entend donc poursuivre son action sur plusieurs fronts, avec une attention particulière portée à la santé, au pouvoir d’achat et aux textes sociétaux qui s’annoncent au Parlement.