Après un mois de février plus calme dû notamment aux vacances scolaires, le Nouveau Relax poursuit sa saison en mars 2026 avec une programmation éclectique, mêlant arts visuels, performance participative, chanson théâtralisée et théâtre féministe. Six rendez-vous jalonnent le mois, dans un esprit toujours aussi curieux et ouvert.
L’agenda du mois avec Rémi Sabau, directeur du Nouveau Relax :
Jérémy Fisher, conte initiatique et métamorphose
Le jeudi mars à 19h, place à Jérémy Fisher, une fable théâtrale portée par une esthétique singulière mêlant jeu, images et musique.
À travers le parcours de cet enfant pas comme les autres, qui voit peu à peu son corps se transformer, le spectacle explore la différence, la métamorphose et le passage à l’âge adulte. Entre conte moderne et théâtre visuel, cette proposition sensible s’adresse à un large public et invite à porter un regard poétique sur l’étrangeté.

Antichambre, la poésie en train de se créer
Les mercredi 11, 15h, et jeudi 12 mars à 19h, place à Antichambre, un poème visuel et musical imaginé par le duo STEREOPTIK. Pendant 50 minutes, dès 9 ans, les spectateurs assistent à la fabrication d’un film d’animation sous leurs yeux.
À la croisée du dessin, du théâtre d’objet, de la musique live et du cinéma, le spectacle dévoile le processus créatif en train de naître. Sur scène, une table à dessin, des instruments, un écran : les images se construisent en direct avant d’être projetées. Le film final, d’une dizaine de minutes, vient mettre en perspective tout ce qui s’est joué auparavant. Une expérience sensible, sans parole, qui interroge notre rapport aux émotions et à l’image.

What is…, quand le public devient chorégraphe
Le mardi 17 mars à 19h, la compagnie KiloHertZ propose What is…, une expérience chorégraphique et musicale d’environ 40 minutes, accessible dès 13 ans.
Ici, le spectacle se construit avec le public. À partir d’un protocole simple, les spectateurs sont invités à donner des indications – espaces, gestes, vitesses, intentions – que le danseur Vidal Bini et le musicien Olivier Meyer transforment en performance. Une première partie participative laisse place à un duo final nourri de cette mémoire collective. Une forme vivante, unique à chaque représentation, qui questionne l’acte de création et la place du spectateur.


Inavouable, duo complice et irrévérencieux
Le samedi 21 mars à 20h30, la musique prend une tournure théâtrale avec Inavouable, porté par Alexis HK et Benoît Dorémus. Pendant 1h15, à partir de 14 ans, les deux artistes se retrouvent en loge et donnent à voir un concert construit dans l’intimité de cet entre-deux.
Entre chansons inédites, confidences, improvisations et humour mordant, le duo joue avec les codes du tour de chant. Un moment à la fois drôle, sensible et légèrement provocateur, où l’absurde et la poésie se côtoient sans jamais perdre en finesse.


Olympe de Gouges expliquée aux gens, conférence burlesque et militante
Le mardi 24 mars à 20h30, la compagnie Attention Au(x) Chien(s) poursuit son cycle « Les mardis, c’est Martine ! » avec Olympe de Gouges expliquée aux gens. Cette création maison d’1h30, conseillée dès 13 ans, met à l’honneur la figure de l’autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
À travers le personnage de Martine, bien décidée à faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon, le spectacle mêle humour, pédagogie et regard critique sur l’histoire des droits des femmes. Une conférence burlesque qui fait rire tout en invitant à réfléchir aux avancées… et aux reculs.

Tous coupables sauf Thermos Grönn, satire corrosive
Le jeudi 26 mars à 20h30, le Nouveau Relax accueille Tous coupables sauf Thermos Grönn, une création de Romane Nicolas mise en scène par Sacha Vilmar.
D’une durée d’1h15, conseillée à partir de 14 ans, la pièce suit la fuite grotesque et tragique d’un homme d’affaires soupçonné d’avoir détourné des millions d’euros. Entouré de personnages hauts en couleur – policiers, juge impitoyable, victimes, figures quasi célestes – Thermos Grönn tente d’échapper à son destin.
Dans un univers où corruption et évasion fiscale font écho aux dérives contemporaines, la mise en scène joue avec les codes du théâtre : décors inventifs, prothèses, perruques, marionnettes. Une satire au rythme effréné, entre road-trip absurde et miroir grinçant de notre époque. À noter que le spectacle contient des coups de feu.
